Ayons à l'esprit quelques mots adressés au jeune poète (Rilke, lettre du 23 décembre 1903)

Solitude, grande solitude

Dieu. Lui qui n’a jamais été. Lui qui vient

”Ne rendons pas son avènement plus difficile que la terre ne le fait pour le printemps lorsqu’il veut venir.”

Ligne 5, entre Bastille et Austerlitz

C’est un beau matin que berce,

le métro s’échappant de la Bastille

Il passe l’éclipse, salue les morts

Splendide Seine sous ses ponts

Passe, le bateau de pierre

Passe, le train à travers le toit

Jours âpres jours

Geôle, geôle jolie

Alors je le vois,

le cerisier en fleur

Il perce l’hiver

Et germe en moi ce qui va advenir